Prix du Hasard : Victor 

Concerne le livre : L'Innocent de Palerme

 

Prix du Teaser : Antoine

Concerne le livre : L'innocent de Palerme

 

 


 

Prix de la (R)évolution : Clément

Concerne le livre : Désobéis !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de la Mémoire : Nesrine

Concerne le livre : Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du Permis de se conduire : Marylise

Concerne le livre : Le monde attend derrière la porte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du Cadeau empoisonné : Lucie

Concerne le livre : Boys don't cry


 

Prix du Manège de la vie : Lola

Concerne le livre : Boys don't cry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du Baby Pursuit : Tiphaine

Concerne le livre : Boys don't cry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de la bulle d'oxygène : Charlotte

Concerne le livre : Le retour de la demoiselle

 

Prix en action : François

Concerne le livre : Le Grillon


 

Prix du roman photo : Caroline

Concerne le livre : Je suis un phénomène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du calligramme : Vincent

Concerne le livre : Le Grillon


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de l'espoir : Clément

Concerne le livre : Le Grillon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de la lumière : Valérie-Anne

Concerne le livre : Le fil à recoudre les âmes


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Nous vivons dans le vide ouvert par un évènement, nous allons d’un évènement à l’autre et il faut parfois des années pour qu’un évènement succède à un autre. Entre les deux, le vide. Enfin, pas tout à fait : survient parfois la belle lumière d’un visage, d’une parole, d’un geste. »

Christian Bobin : La plus que vive – Gallimard (L’un et l’autre), p. 97

Ma production se caractérise par deux cubes « en verre » qui sont collés l’un sur l’autre comme un puzzle en 3D. Cela symbolise la vie qui est comme un cube de verre. Chaque cube est un morceau de vie ; les cubes peuvent se superposer, s’imbriquer, se fondre les uns avec les autres. Le verre est un matériau fragile, transparent dans lequel passe la lumière. La vie peut, comme le verre, s’ébrécher. Il faut en prendre soin pour ne pas briser ces morceaux de vie.

Dans ces deux cubes, des épisodes de vie des héros du livre : tout ce qui symbolise ce livre et qui m’a émue et ce sur quoi je me suis arrêtée.

Vivre des évènements, c’est cela la vie. Que ce soit une bombe nucléaire, une guerre, un accident ou encore un attentat terroriste, la vie est éclatée, bousculée, malmenée. Et moi, là-dedans ? Qui suis-je ? A quoi je me rattache ? Est-ce que je suis aussi Charlie ?

Et Kenichiro ? Et Yuriko ? Quelle bousculade ? Quel éclatement de vie ? A quoi se sont-ils rattachés ? A l’amour, à l’instinct de survie ?

Un livre qui questionne, qui renvoie aux évènements de sa propre génération.

 

Ma production est composée de quatre parties :

  • L’écriture, la correspondance, le crayon

J’ai tout d’abord fait une face sur laquelle j’ai collé plein de timbres anciens, ce qui symbolise toutes les lettres que Kenichiro envoyait à Mrs Moore, son institutrice, qui durant cette difficile et longue période a continué à répondre à ses lettres et même des fois à lui envoyer des colis.

Ce qui m’a étonnée, c’est qu’il avait vraiment vu en cette institutrice – qui, elle, n’était pas Japonaise – une femme de confiance. Kenichiro aurait pu s’éloigner et se dire qu’elle était comme les autres, mais il a trouvé en elle une amie, une âme sincère.

  • Les visages

J’ai dessiné les visages de Kenichiro et de Yuriko. J’ai choisi de les dessiner en blanc sur un fond noir. Pourquoi le noir ? Car autour de Yuriko et de Kenichiro, il y avait la guerre, plein de souffrances et de choses horribles : la bêtise humaine, le noir de la haine. Mais Kenichiro et Yuriko ne voyaient plus qu’eux deux comme si le temps s’était arrêté.

Le noir symbolise donc le mal. Le blanc, l’innocence.

En dessous de cette illustration, j’ai mis des fils plein de couleurs différentes pour symboliser toutes les nationalités, les différentes origines qui ont été touchées, qui ont eu leur âme meurtrie, parfois recousue, mais pas toujours.

Ces fils nous disent qu’on peut toujours essayer de recoudre ce qui a été déchiré.

  • L’éclair nucléaire : Pika

J’ai repris une image qui représente le nuage nucléaire d’Hiroshima, plus connu sous le nom de « PIKA ». Cette illustration rejoint aussi celle où j’ai inscrit le titre du livre « Le fil à recoudre les âmes » écrit en noir et avec, en fond, un ciel bleu avec des nuages comme ce qu’a vu Kenichiro juste avant que la bombe n’explose.

« Le lundi 6 août, nous avons vu un magnifique ciel vers l’ouest, du côté d’Hiroshima : des éclats de jaune, de rouge et de pourpre se mélangeaient comme sur la toile d’un peintre moderne un peu fou. Si l’empereur divin, descendant direct de la déesse du soleil, s’est abaissé à parler à la plèbe, c’est qu’une arme d’une nouvelle sorte, utilisant l’énergie concentrée au cœur même de l’atome, a détruit d’un seul coup la ville d’Hiroshima. »

  • L’origami, la libellule

Le deuxième cube contient un origami libellule dans un cube transparent, comme si rien ne pouvait l’atteindre, même pas la première bombe nucléaire de l’histoire.

« Une sorte de tristesse infinie m’envahit quand je regarde la libellule en papier. C’est peut-être le sentiment de mon NO AWARE dont Yuriko m’a parlé. Le pathétique des choses. La guerre est absurde, la vie humaine n’a pas de sens. »

 

Avec un crayon ou un morceau de papier, on peut reconstruire la vie décousue en écrivant et en pliant des origamis.

Et c’est cela qui donne le sens de la vie : un crayon et un origami.

 

 

Prix de la mise en bouche : Marie

Concerne le livre : Dans la nuit blanche et rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de la plume : Sébastien

Concerne le livre : Le retour de la demoiselle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix dés-articulés : Chloé

Concerne le livre : Je suis un phénomène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du mojo : Louise

Concerne le livre : Je suis un phénomène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix en bal(l)ade : Alicia

Concerne le livre : Le retour de la demoiselle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix duo-duel : Artemisia

Concerne le livre : En attendant New York

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de la réflexion : Orianne Ondel, 14 ans et demi

Concerne le livre : La maison vide

Il y a des histoires assez dérangeantes. On les lit en ne cessant de se répéter : "ça n'existe pas, ce sont des personnages inventés, ne t'inquiète pas".

Pourtant, on sait très bien que si on réfléchit, on se rend compte d'une chose : la fiction est puisée dans la réalité... Quel choc ! Et bien "La maison vide" fait partie de ces récits fabuleux. Elle est en plus dotée d'une écriture où la poésie se mêle à la violence.

Après tant d'émotions d'ailleurs, une nouvelle pensée me traverse l'esprit : une chance que j'ai de vivre ici et maintenant !

 

Prix de l'émotion : Nathalie Hancisse, 15 ans et demi

Concerne le livre : Mamie Mémoire

Lorsque j'ai ouvert "Mamie mémoire" j'étais assez sceptique : après avoir lu "Le passage", plein d'aventures et de choses extraordinaires... Je n'imaginais pas que l'histoire de quelque chose de bien réel, proche de nous, puisse être si émouvante, si merveilleuse. Et pourtant...

A chaque page, je me disais "Et si cette Mamie était la mienne ?". Au fond ce qu'elle vit est terrible et dur à accepter pour la famille. Mais l'auteur a su trouver le ton juste pour en parler, bravo !

 

Prix de l'espoir : Corinne Henne, 14 ans

Concerne le livre : Le Passage

Moi, j'ai aimé "Le Passage". Ce livre est plein de coïncidences amusantes ou tristes, parfois étranges mais toujours surprenantes.

Toutes ces coïncidences font que ce livre est un peu irréaliste mais elles font son charme. Il commence de manière assez triste mais il finit très bien.

Je ne sais pas ce que l'auteur a voulu faire passer avec ce livre, peut-être voulait-il simplement raconter une histoire, mais je trouve que ce livre redonne foi en la vie et en l'espoir d'être un jour heureux, même avec les pires ennuis.

 

Prix de l'originalité : Julie Derenne, 14 ans

Concerne le livre : Le Passage

Cher toi, tu ne me connais pas mais si tu lis cette lettre, c'est que tu peux me venir en aide... On m'a condamné pour un vol que je n'ai pas commis. Je me trouve au camp du Lac Vert (centre d'éducation pour jeunes délinquants) qui en réalité n'a rien de vert. Chaque jour, je dois creuser un trou rond d'1m50 de diamètre et de profondeur. Le sol est dur et aride. Au début, les autres m'ont marché dessus mais on apprend vite à ne pas se laisser faire par les anciens. Plus vite on a fini le trou, plus vite on se repose. C'est un vrai cauchemar. Quand vais-je sortir de cet enfer ?

Stanley Yelnats IV... et les autres.

P.S. : Même si je suis loin avec uniquement le désert autour de moi, qu'il n'y a presque aucune chance que tu lises ma lettre ou encore que je la fasse sortir du camp, je garde espoir, c'est la seule chose qui me reste.

 

Prix du suspens : Marie-Violaine Bauduin, 13 ans

Concerne le livre : Le Passage

Que les baskets de "Pieds de velours" te tombent sur la tête, c'est vraiment génial ! Mais après te faire arrêter parce que tu as ces baskets en main, c'est pas aussi génial !

Et puis se retrouver dans les au camp du Lac Vert, c'est encore moins génial ! Et puis se retrouver dans les montagnes, en plein milieu du désert, c'est vraiment encore moins génial ! Et puis... Et puis... Et puis... Et puis...

Comme par hasard, tout cela arrive encore à Stanley. C'est sûrement encore la faute de cet horrible–abominable-vaurien-d'arrière-arrière-grand-père-voleur de cochon.

Prix du commentaire : Héloïse Schippers, 15 ans

Concerne le livre : La route de Chlifa

(La leçon qu'on peut tirer de ce livre est bien trop longue que pour pouvoir la résumer en seulement 15 lignes …)
La route de Chlifa, c'est tout d'abord la route qui mène à la vie, car c'est par ce chemin que Karim rejoindra une région non atteinte par la guerre. Mais on pourrait lui attribuer beaucoup d'autres surnoms, tels que " la route du destin " ou bien " la route de l'espoir " ou encore " la route du danger (voire la mort)… Le destin est bel et bien le premier facteur qui a poussé nos deux héros à vivre ces multiples aventures, et l'espoir les a accompagnés tout au long du voyage. Malgré le danger des bombes qui détruisaient leur pays, ils ont entrepris cette longue marche, mais seuls Karim et Jad vont en sortir vivants. Et l'adolescent désespère, d'une part, s'accusant de la mort de Maha, mais d'autre part, il ne vivra qu'en mémoire de la petite fille … donc pour ELLE.

 

Prix du commentaire "ex aequo" : Céline Hittelet, 17 ans

Concerne le livre : L'oasis

Le terrorisme est un sujet particulièrement difficile et délicat à exposer. Mais l'auteur, à travers la vie d'un petit garçon nous fait bien comprendre ce fléau. De cette manière, on comprend mieux la peur du peuple algérien (entre autres) et la situation précaire qu'ils doivent supporter chaque jour. La liberté de pensée est la chose la plus importante pour une culture, et je pense qu'il est important que des livres sur ce sujet soient écrits et diffusés partout, surtout auprès des jeunes.

 

Prix de la synthèse : Samuel Legros, 15 ans

Concerne le livre : Catfish blues

Comment montrer ses talents de chanteur de blues dans une région où tous les noirs n'ont qu'une chose à faire, cultiver les champs le mieux possible. Mais Catfish, lui, ne veut que chanter du blues. Quoiqu'il arrive, il veut réaliser son rêve : être le meilleur chanteur de blues de la terre, le meilleur catfish. Il trouvera sur sa route le Ku Klux Klan, les racistes, les profiteurs… Mais son oncle sera à ses côtés. Pour finir, il sera là, il sera devant vous pour chanter ses plus grands succès.

 

Prix du jugement critique : Diego Diaz-Bonnarens, 14 ans

Concerne le livre : La dame qui tue

Qui n'a pas encore lu un roman de Marie-Aude Murail ? Elle est connue de tous les (bons et moins bons) lecteurs. Je trouve donc dommage que la place ne soit pas laissée à des auteurs à découvrir. Ne serait-ce pas l'occasion pour eux de se faire connaître du grand public ? Mais ce qui est fait est fait. Quant au livre, rien à redire, ou si peu … L'aventure de Nils et Catherine est des plus captivantes et le roman nous transporte réellement dans le monde de la dame en noir.

 

Prix de l'humour : Agniezka Kurzweil, 12 ans

Concerne le livre : Shabanu

Soleil, désert et ces drôles de bêtes bossues
Ha ! impossible de vivre sans cela
Agitée comme une puce, c'est vrai
Bon, un peu désobéissante
Ha ! mais je cherche ma liberté
Ne me contredites pas, je suis têtue !
Une fille pas comme les autres, c'est sûr !

 

Prix de l'originalité : Deniz Tosun, 12 ans

Concerne le livre : Catfish blues

Si j'étais une couleur, je serais noir, comme ma peau
Si j'étais une qualité, je serais persévérant pour surmonter mes difficultés
Si j'étais une musique, je serais le blues pour m 'exprimer avec ma guitare
Si j'étais un objet, je serais un disque, le but que je me suis fixé
Si j'étais une ville, je serais Chicago pour réaliser mon rêve
Si j'étais un animal, je serais l'oiseau pour vivre libre
Si j'étais un personnage célèbre, je serais Gérard Herzhaft, l'auteur de Catfish Blues

 

 Prix de l'émotion : Stéphanie Van Brabant, 14 ans

Concerne le livre : Shabanu

Suzanne Fisher-Staples m'a réellement transportée dans un autre monde, celui de Shabanu, j'étais avec elle dans le désert, son paradis terrestre. Je vivais auprès d'elle. Je partageais ses joies et ses pensées. Pourquoi son entourage voulait-il gérer sa vie alors qu'elle était faite pour le désert ? J'enrageais. Mais la tradition musulmane a été la plus forte.

 

Prix de l'émotion : Marie Doutrepon, 15 ans

Concerne le livre : Au cinéma Lux

Imaginez…

Imaginez un vieux cinéma aux fauteuils abîmés…

Imaginez deux êtres si proches, qui se sentent si éloignés…

Imaginez leur rencontre folle, inespérée…

Imaginez ce lourd secret qu’ils veulent cacher…

Imaginez leur recherche tâtonnante de la vérité…

Imaginez le coup de théâtre final qui nous ouvre les yeux…

Imaginez Au Cinéma Lux.

 

Prix de la critique : Fanny Dumont, 14 ans

Concerne le livre : Lettres de l'intérieur

Quel livre d’intérieur ! Il m’en fait une boule à l’estomac ; cette fin d’un choc abominable. Je pense que c’est le premier livre qui m’a profondément touché. L’écriture est un art fabuleux, je ne m’imaginais pas que cela pouvait faire un tel choc. J’ai pleuré, et je ne suis pas la seule. C’est un livre extraordinaire que je recommande à tous ceux qui savent et aiment lire. En tout cas, cette lecture m’a bien confirmé que l’impuissance est la pire des choses.

 

Prix de l'optimisme : Orianne Ondel, 13 ans

Concerne le livre : Que cent fleurs s'épanouissent

Que faire quand on ne partage pas la même opinion que Monsieur tout le monde ? Et que dire quand, à cause de cela, votre petite amie vous quitte ?! Mon Dieu, c’est bien dur la politique ! C’est ce que Hua Xiayu pense ! Il avait bien encore un ami… un ami qui ne connaît pas la politique… c’était ce grand chien effrayant mais si fidèle et doux ! Mais pour plus de souffrance, on l’a tué, il est mort, c’est sûr ; Hua Xiayu a entendu son cri si perçant ! A moins que…

Ce livre montre l’absurdité des hommes envers quelqu’un de différent, mais aussi combien un véritable ami peut être fidèle ! Moi je ne souhaite qu’une chose… « Que cent (*) enfants s’épanouissent pour cette histoire ! ! ! ».

(*) et plus !

 

Prix du commentaire : Aurelia Lee, 15 ans

Concerne le livre : Lettres de l'intérieur

Ce livre est une véritable prison ! Impossible d’en sortir. Et quand John Marsden vous libère, il faut un long moment pour se réadapter au monde extérieur. On sort de ce livre complètement secoué, avec une boule d’angoisse coincée dans la gorge. Tout simplement clouant !

 

Prix de l'originalité : Aurore Woller, 14 ans

Concerne le livre : Le voyage à rebours

Et Salamanca ouvrit la boîte de Pandore, ornée de pierres précieuses : les oiseaux de chagrin, la voix de Madame Macchabée crissant comme des feuilles mortes, le départ de Sirop, le maniaque, le décès de Gram s’en échappèrent. Mais pour Salamanca, il s’en échappa aussi une parole d’espérance venue du plus profond des mocassins de Gram : « Youpi, ainsi va la vie ! ».

 

Prix de l'écriture : Lauranne Grégoire, 14 ans

Concerne le livre : Un ciel d'orage

Buck,

Quand je repense à mon enfance, je repense à nous, à nous deux… Tous nos rires, même parfois nos larmes, tous nos jeux …
Toute notre amitié. Une si forte amitié qu'était la nôtre.
Je pense que jamais je n'aurais pu vivre d'aussi beaux moments si tu n'avais pas été là… entre autre à cause de cette chose horrible qu'est le racisme… Cela nous détruit et nous détruira tous …
Nos moments d'amour … nos moments de doutes … Tu as été une des seules personnes à croire en moi… jusqu'au bout.
J'ai préféré m'en aller… était-ce le bon choix, ou non … mais en tout cas, je suis heureuse, il y a des gens très gentils mais tu me manques énormément …
Je ne t'ai peut-être pas toujours compris tout de suite … et pourtant … il y a tant de choses que je regrette …
Mais il y a également des choses dont je suis fière … entre autre d'avoir un ami comme toi … c'est quelque chose d'extraordinaire. Je m'en rends compte comme j'aurais dû m'en rendre compte …
Un page s'est tournée mais jamais je ne t'oublierai …
Je pense à toi Buck …
Tunes

 

Prix de l'écriture : Aurélie Faticati, 16 ans

Concerne le livre : Les montagnes blanches

"Les montagnes blanches" est le premier livre d'une trilogie de science-fiction appelée "Les Tripodes", écrit en 1967 par John Christopher. Il raconte l'histoire d'un jeune garçon qui fuit le monde dominé par les tripodes pour ne pas devenir un homme asservi, mais un homme libre.
J'ai bien aimé ce livre et je le conseille à tous pour deux raisons principales :
- Premièrement, "on ressent les choses comme le héros", car on s'identifie à lui grâce aux décors qui ressemblent fort à ce que nous avons autour de nous. Effectivement, on peut reconnaître certains lieux (comme Paris) et certaines inventions, machines (le métro, des montres, des grenades, etc.). Pour un livre de science-fiction, le fait de savoir que l'environnement est familier, que les personnages ressentent comme nous la douleur, la faim, etc. m'a aidé à ressentir les émotions du héros de l'histoire et de ses compagnons. Cette projection dans le livre permet donc une lecture plus active et rapide ;
- Deuxièmement, l'histoire nous donne à nous interroger sur notre futur, notre avenir. Car le fait d'avancer avec le héros dans son raisonnement, nous fait réfléchir sur la possibilité que cela arrive un jour. De plus, cela nous donne à nous interroger sur les limites à ne pas franchir en ce qui concerne l'avancée de la technologie et de la science qui pourrait créer des choses qui se retourneraient contre nous plus tard et prendraient le commandement de nos vies.
En conclusion, j'ai aimé ce livre parce qu'on se projette dans l'histoire (lecture active et rapide) et car il nous invite à nous interroger sur notre avenir. Et qui sait, peut-être serons-nous très bientôt sous l'emprise d'une force supérieure venue d'ici ou d'un autre monde ? Et nous le sommes déjà peut-être sans nous en rendre compte …

 

Prix de l'écriture : Laure-Anne de Gaultier, 14 ans

Concerne le livre : L'huile d'olive ne meurt jamais

Faire un choix parmi ces livres est vraiment quelque chose de difficile. On ne s'imagine pas que la littérature pour adolescents possède autant de trésors.
Je crois que si on faisait lire des livres comme ceux-ci dans les écoles, ça donnerait beaucoup plus, aux jeunes, l'envie de lire.
L'aspect du livre est aussi important, j'ai lu "Constance" en dernier et quand on me voyait le lire on me prenait pour une folle à cause de son volume, et pourtant c'est un livre génial !
En bref, j'attends impatiemment le jour où le professeur de français nous demandera de lire "L'huile d'olive ne meurt jamais", on peut toujours rêver…
Ce livre m'a plu pour la morale de son histoire, un roman émouvant d'une histoire qui me paraît tellement réelle, on s'imagine dans l'histoire et on vit l'aventure aux côtés du héros.

 

Prix de l'écriture : Julie Derenne, 15 ans

Concerne le livre : Constance

Ma très chère Constance,
J'ai suivi tes aventures avec beaucoup d'intérêt. Je sais comment tu as été contrainte de suivre ton père à bord du Mayflower pour aller vers une dangereuse quête.
Vous avez été vers la Nouvelle-Angleterre, une terre encore sauvage, pour y fonder Plymouth. Il vous a fallu trouver un emplacement pour construire et ensuite y bâtir des maisons pour chacun de vous.
En même temps, vous avez dû affronter la maladie et la mort de vos amis. Vous avez fait face à la traîtrise. Vous avez dû trouver à manger et travailler dur.
Pendant tout ce temps, tu as tenu un journal qui m'a permis de connaître ce que tu as vécu et ressenti.
Maintenant nous vivons tous dans de grandes villes. Mais, il ne faut pas oublier qu'il y a eu comme vous, des hommes qui furent les premiers bâtisseurs de ces villes …
Bravo à ce que vous avez accompli.
Julie

 

Prix de l'écriture : Marie Meurice, 12 ans

Concerne le livre : Un ciel d'orage

Ce livre est une denrée rare. Le texte est magnifiquement mené, de manière pudique mais profonde. Cependant, on relève dans ce récit un "double fond".
Celui qui permet au lecteur de se poser cette question des plus importantes : Où est la vérité ? Ce sont ceux qui liront au-delà de la dernière page qui se la poseront.
Car dans "Un ciel d'orage", jamais il n'est écrit, ni décrit la preuve parfaite de la culpabilité, voire de l'innocence d'untel ou d'une telle. Tout dépend de la manière dont nous allons prendre ce qui nous est présenté au cours de ce texte. Nous allons nous forger une opinion. C'est une question de subjectivité. Certains se laisseront influencer par des détails, leurs impressions, la description des intervenants, d'autres, eux , préféreront être impartiaux, ne se fieront à rien de ce qu'on leur dévoile et seront déçus de ne pas savoir ce qui s'est exactement passé. Il y a tellement de choses que nous ne comprenons pas, que nous aimerions mesurer, peser, comprendre, classer, comme tant d'autres. Il faut parfois se contenter de peu de choses. Ici, n'est-ce pas mieux de nous laisser libres ? Chacun aura "SA" vérité.
Avons-nous vraiment le droit de juger les personnages, de décider qui sera le "gentil" ou le "méchant" ? Les connaissons-nous vraiment ? Pouvons-nous dire qui est qui, qui a fait quoi, où, comment, pourquoi ? Peut-être pas. Mais tant qu'on nous en laisse le pouvoir, cherchons plus loin, essayons de comprendre.

 

Prix de l'écriture : Thérèse Dupont, 17 ans

Concerne le livre : Constance

Je dois dire que tous ces livres m'ont émue, transportée dans de nouveaux univers, étonnée par leur diversité, leur originalité, leur différence de styles, mais aussi fait voir certains différemment, grâce à leur actualité ("L'étoile de Kostia" et "Attention fragiles"). Ils m'ont ouvert les yeux, fait trembler, sourire ...
Bref, le choix n'a pas été facile, et je remercie les organisateurs de ce prix pour la richesse qu'ils m'ont apportée par leurs choix de livres.
J'ai donc choisi le premier livre que j'ai lu … "Constance"… Laissez moi me rappeler … Ah oui, n'est-ce pas l'histoire passionnante de cette adolescente embarquée sur le Mayflower pour le nouveau monde ? A travers les épreuves, les difficultés et la dureté de la vie d'une colonie au début du XVIIe siècle, mais aussi à travers la mort et la maladie, nous suivons ce petit brin de fille, la voyons évoluer et s'affirmer, découvrir l'amour, l'amitié et ces fameux indiens, pas si sauvages que ça finalement … Nous suivons également les conflits intérieurs d'une adolescente arrachée à son milieu, ses peurs, ses espoirs, ses combats … Tout cela nous montre que finalement, nous lui ressemblons tous un peu …
A travers l'histoire de Constance, c'est la construction de toute une ville que nous voyons, la solidarité des hommes pour la réalisation d'un rêve commun, mais aussi la volonté de recommencer et cela, malgré les épreuves et embûches rencontrées par ces hommes qui ont voulu refaire le monde, en ne partant de rien, en s'embarquant sur des bateaux, à l'aventure …
Ce roman nous montre qu'avec de la volonté et de la solidarité, rien n'est impossible aux hommes, pourvu qu'ils le fassent dans le bon sens.