Prix de la bulle d'oxygène : Charlotte

Concerne le livre : Le retour de la demoiselle

 

Prix en action : François

Concerne le livre : Le Grillon


 

Prix du roman photo : Caroline

Concerne le livre : Je suis un phénomène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du calligramme : Vincent

Concerne le livre : Le Grillon


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de l'espoir : Clément

Concerne le livre : Le Grillon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de la lumière : Valérie-Anne

Concerne le livre : Le fil à recoudre les âmes


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Nous vivons dans le vide ouvert par un évènement, nous allons d’un évènement à l’autre et il faut parfois des années pour qu’un évènement succède à un autre. Entre les deux, le vide. Enfin, pas tout à fait : survient parfois la belle lumière d’un visage, d’une parole, d’un geste. »

Christian Bobin : La plus que vive – Gallimard (L’un et l’autre), p. 97

Ma production se caractérise par deux cubes « en verre » qui sont collés l’un sur l’autre comme un puzzle en 3D. Cela symbolise la vie qui est comme un cube de verre. Chaque cube est un morceau de vie ; les cubes peuvent se superposer, s’imbriquer, se fondre les uns avec les autres. Le verre est un matériau fragile, transparent dans lequel passe la lumière. La vie peut, comme le verre, s’ébrécher. Il faut en prendre soin pour ne pas briser ces morceaux de vie.

Dans ces deux cubes, des épisodes de vie des héros du livre : tout ce qui symbolise ce livre et qui m’a émue et ce sur quoi je me suis arrêtée.

Vivre des évènements, c’est cela la vie. Que ce soit une bombe nucléaire, une guerre, un accident ou encore un attentat terroriste, la vie est éclatée, bousculée, malmenée. Et moi, là-dedans ? Qui suis-je ? A quoi je me rattache ? Est-ce que je suis aussi Charlie ?

Et Kenichiro ? Et Yuriko ? Quelle bousculade ? Quel éclatement de vie ? A quoi se sont-ils rattachés ? A l’amour, à l’instinct de survie ?

Un livre qui questionne, qui renvoie aux évènements de sa propre génération.

 

Ma production est composée de quatre parties :

  • L’écriture, la correspondance, le crayon

J’ai tout d’abord fait une face sur laquelle j’ai collé plein de timbres anciens, ce qui symbolise toutes les lettres que Kenichiro envoyait à Mrs Moore, son institutrice, qui durant cette difficile et longue période a continué à répondre à ses lettres et même des fois à lui envoyer des colis.

Ce qui m’a étonnée, c’est qu’il avait vraiment vu en cette institutrice – qui, elle, n’était pas Japonaise – une femme de confiance. Kenichiro aurait pu s’éloigner et se dire qu’elle était comme les autres, mais il a trouvé en elle une amie, une âme sincère.

  • Les visages

J’ai dessiné les visages de Kenichiro et de Yuriko. J’ai choisi de les dessiner en blanc sur un fond noir. Pourquoi le noir ? Car autour de Yuriko et de Kenichiro, il y avait la guerre, plein de souffrances et de choses horribles : la bêtise humaine, le noir de la haine. Mais Kenichiro et Yuriko ne voyaient plus qu’eux deux comme si le temps s’était arrêté.

Le noir symbolise donc le mal. Le blanc, l’innocence.

En dessous de cette illustration, j’ai mis des fils plein de couleurs différentes pour symboliser toutes les nationalités, les différentes origines qui ont été touchées, qui ont eu leur âme meurtrie, parfois recousue, mais pas toujours.

Ces fils nous disent qu’on peut toujours essayer de recoudre ce qui a été déchiré.

  • L’éclair nucléaire : Pika

J’ai repris une image qui représente le nuage nucléaire d’Hiroshima, plus connu sous le nom de « PIKA ». Cette illustration rejoint aussi celle où j’ai inscrit le titre du livre « Le fil à recoudre les âmes » écrit en noir et avec, en fond, un ciel bleu avec des nuages comme ce qu’a vu Kenichiro juste avant que la bombe n’explose.

« Le lundi 6 août, nous avons vu un magnifique ciel vers l’ouest, du côté d’Hiroshima : des éclats de jaune, de rouge et de pourpre se mélangeaient comme sur la toile d’un peintre moderne un peu fou. Si l’empereur divin, descendant direct de la déesse du soleil, s’est abaissé à parler à la plèbe, c’est qu’une arme d’une nouvelle sorte, utilisant l’énergie concentrée au cœur même de l’atome, a détruit d’un seul coup la ville d’Hiroshima. »

  • L’origami, la libellule

Le deuxième cube contient un origami libellule dans un cube transparent, comme si rien ne pouvait l’atteindre, même pas la première bombe nucléaire de l’histoire.

« Une sorte de tristesse infinie m’envahit quand je regarde la libellule en papier. C’est peut-être le sentiment de mon NO AWARE dont Yuriko m’a parlé. Le pathétique des choses. La guerre est absurde, la vie humaine n’a pas de sens. »

 

Avec un crayon ou un morceau de papier, on peut reconstruire la vie décousue en écrivant et en pliant des origamis.

Et c’est cela qui donne le sens de la vie : un crayon et un origami.

 

 

Prix de la mise en bouche : Marie

Concerne le livre : Dans la nuit blanche et rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix de la plume : Sébastien

Concerne le livre : Le retour de la demoiselle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix dés-articulés : Chloé

Concerne le livre : Je suis un phénomène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du mojo : Louise

Concerne le livre : Je suis un phénomène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix en bal(l)ade : Alicia

Concerne le livre : Le retour de la demoiselle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix duo-duel : Artemisia

Concerne le livre : En attendant New York