Prix de l'écriture : Lauranne Grégoire, 14 ans

Concerne le livre : Un ciel d'orage

Buck,

Quand je repense à mon enfance, je repense à nous, à nous deux… Tous nos rires, même parfois nos larmes, tous nos jeux …
Toute notre amitié. Une si forte amitié qu'était la nôtre.
Je pense que jamais je n'aurais pu vivre d'aussi beaux moments si tu n'avais pas été là… entre autre à cause de cette chose horrible qu'est le racisme… Cela nous détruit et nous détruira tous …
Nos moments d'amour … nos moments de doutes … Tu as été une des seules personnes à croire en moi… jusqu'au bout.
J'ai préféré m'en aller… était-ce le bon choix, ou non … mais en tout cas, je suis heureuse, il y a des gens très gentils mais tu me manques énormément …
Je ne t'ai peut-être pas toujours compris tout de suite … et pourtant … il y a tant de choses que je regrette …
Mais il y a également des choses dont je suis fière … entre autre d'avoir un ami comme toi … c'est quelque chose d'extraordinaire. Je m'en rends compte comme j'aurais dû m'en rendre compte …
Un page s'est tournée mais jamais je ne t'oublierai …
Je pense à toi Buck …
Tunes

 

Prix de l'écriture : Aurélie Faticati, 16 ans

Concerne le livre : Les montagnes blanches

"Les montagnes blanches" est le premier livre d'une trilogie de science-fiction appelée "Les Tripodes", écrit en 1967 par John Christopher. Il raconte l'histoire d'un jeune garçon qui fuit le monde dominé par les tripodes pour ne pas devenir un homme asservi, mais un homme libre.
J'ai bien aimé ce livre et je le conseille à tous pour deux raisons principales :
- Premièrement, "on ressent les choses comme le héros", car on s'identifie à lui grâce aux décors qui ressemblent fort à ce que nous avons autour de nous. Effectivement, on peut reconnaître certains lieux (comme Paris) et certaines inventions, machines (le métro, des montres, des grenades, etc.). Pour un livre de science-fiction, le fait de savoir que l'environnement est familier, que les personnages ressentent comme nous la douleur, la faim, etc. m'a aidé à ressentir les émotions du héros de l'histoire et de ses compagnons. Cette projection dans le livre permet donc une lecture plus active et rapide ;
- Deuxièmement, l'histoire nous donne à nous interroger sur notre futur, notre avenir. Car le fait d'avancer avec le héros dans son raisonnement, nous fait réfléchir sur la possibilité que cela arrive un jour. De plus, cela nous donne à nous interroger sur les limites à ne pas franchir en ce qui concerne l'avancée de la technologie et de la science qui pourrait créer des choses qui se retourneraient contre nous plus tard et prendraient le commandement de nos vies.
En conclusion, j'ai aimé ce livre parce qu'on se projette dans l'histoire (lecture active et rapide) et car il nous invite à nous interroger sur notre avenir. Et qui sait, peut-être serons-nous très bientôt sous l'emprise d'une force supérieure venue d'ici ou d'un autre monde ? Et nous le sommes déjà peut-être sans nous en rendre compte …

 

Prix de l'écriture : Laure-Anne de Gaultier, 14 ans

Concerne le livre : L'huile d'olive ne meurt jamais

Faire un choix parmi ces livres est vraiment quelque chose de difficile. On ne s'imagine pas que la littérature pour adolescents possède autant de trésors.
Je crois que si on faisait lire des livres comme ceux-ci dans les écoles, ça donnerait beaucoup plus, aux jeunes, l'envie de lire.
L'aspect du livre est aussi important, j'ai lu "Constance" en dernier et quand on me voyait le lire on me prenait pour une folle à cause de son volume, et pourtant c'est un livre génial !
En bref, j'attends impatiemment le jour où le professeur de français nous demandera de lire "L'huile d'olive ne meurt jamais", on peut toujours rêver…
Ce livre m'a plu pour la morale de son histoire, un roman émouvant d'une histoire qui me paraît tellement réelle, on s'imagine dans l'histoire et on vit l'aventure aux côtés du héros.

 

Prix de l'écriture : Julie Derenne, 15 ans

Concerne le livre : Constance

Ma très chère Constance,
J'ai suivi tes aventures avec beaucoup d'intérêt. Je sais comment tu as été contrainte de suivre ton père à bord du Mayflower pour aller vers une dangereuse quête.
Vous avez été vers la Nouvelle-Angleterre, une terre encore sauvage, pour y fonder Plymouth. Il vous a fallu trouver un emplacement pour construire et ensuite y bâtir des maisons pour chacun de vous.
En même temps, vous avez dû affronter la maladie et la mort de vos amis. Vous avez fait face à la traîtrise. Vous avez dû trouver à manger et travailler dur.
Pendant tout ce temps, tu as tenu un journal qui m'a permis de connaître ce que tu as vécu et ressenti.
Maintenant nous vivons tous dans de grandes villes. Mais, il ne faut pas oublier qu'il y a eu comme vous, des hommes qui furent les premiers bâtisseurs de ces villes …
Bravo à ce que vous avez accompli.
Julie

 

Prix de l'écriture : Marie Meurice, 12 ans

Concerne le livre : Un ciel d'orage

Ce livre est une denrée rare. Le texte est magnifiquement mené, de manière pudique mais profonde. Cependant, on relève dans ce récit un "double fond".
Celui qui permet au lecteur de se poser cette question des plus importantes : Où est la vérité ? Ce sont ceux qui liront au-delà de la dernière page qui se la poseront.
Car dans "Un ciel d'orage", jamais il n'est écrit, ni décrit la preuve parfaite de la culpabilité, voire de l'innocence d'untel ou d'une telle. Tout dépend de la manière dont nous allons prendre ce qui nous est présenté au cours de ce texte. Nous allons nous forger une opinion. C'est une question de subjectivité. Certains se laisseront influencer par des détails, leurs impressions, la description des intervenants, d'autres, eux , préféreront être impartiaux, ne se fieront à rien de ce qu'on leur dévoile et seront déçus de ne pas savoir ce qui s'est exactement passé. Il y a tellement de choses que nous ne comprenons pas, que nous aimerions mesurer, peser, comprendre, classer, comme tant d'autres. Il faut parfois se contenter de peu de choses. Ici, n'est-ce pas mieux de nous laisser libres ? Chacun aura "SA" vérité.
Avons-nous vraiment le droit de juger les personnages, de décider qui sera le "gentil" ou le "méchant" ? Les connaissons-nous vraiment ? Pouvons-nous dire qui est qui, qui a fait quoi, où, comment, pourquoi ? Peut-être pas. Mais tant qu'on nous en laisse le pouvoir, cherchons plus loin, essayons de comprendre.

 

Prix de l'écriture : Thérèse Dupont, 17 ans

Concerne le livre : Constance

Je dois dire que tous ces livres m'ont émue, transportée dans de nouveaux univers, étonnée par leur diversité, leur originalité, leur différence de styles, mais aussi fait voir certains différemment, grâce à leur actualité ("L'étoile de Kostia" et "Attention fragiles"). Ils m'ont ouvert les yeux, fait trembler, sourire ...
Bref, le choix n'a pas été facile, et je remercie les organisateurs de ce prix pour la richesse qu'ils m'ont apportée par leurs choix de livres.
J'ai donc choisi le premier livre que j'ai lu … "Constance"… Laissez moi me rappeler … Ah oui, n'est-ce pas l'histoire passionnante de cette adolescente embarquée sur le Mayflower pour le nouveau monde ? A travers les épreuves, les difficultés et la dureté de la vie d'une colonie au début du XVIIe siècle, mais aussi à travers la mort et la maladie, nous suivons ce petit brin de fille, la voyons évoluer et s'affirmer, découvrir l'amour, l'amitié et ces fameux indiens, pas si sauvages que ça finalement … Nous suivons également les conflits intérieurs d'une adolescente arrachée à son milieu, ses peurs, ses espoirs, ses combats … Tout cela nous montre que finalement, nous lui ressemblons tous un peu …
A travers l'histoire de Constance, c'est la construction de toute une ville que nous voyons, la solidarité des hommes pour la réalisation d'un rêve commun, mais aussi la volonté de recommencer et cela, malgré les épreuves et embûches rencontrées par ces hommes qui ont voulu refaire le monde, en ne partant de rien, en s'embarquant sur des bateaux, à l'aventure …
Ce roman nous montre qu'avec de la volonté et de la solidarité, rien n'est impossible aux hommes, pourvu qu'ils le fassent dans le bon sens.