Prix du Recyclage : Florence Evrard

Concerne le livre : No man's land

 

Prix de l'Ombre : François Frippiat

Concerne le livre : Instinct


 

Prix de l'Empreinte : Igor Remacle

Concerne le livre : Instinct

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du Bouleversement : Marie-Eugène Cifende

Concerne le livre : Là où naissent les nuages

Là où naissent les nuages

(Là où est né mon espoir)

 Je trouve ça important de faire lire ce genre de livre à des jeunes de notre âge. On ne se rend pas compte qu’on est des adolescents prétentieux et égoïste dont la seule préoccupation est d’avoir le nouvel IPhone ou de savoir comment arriver à convaincre ses parents de nous laisser dormir chez une amie en promettant que les parent seront là. La plupart d’entre eux vivent dans la même maison depuis leur naissance et sont nourris à leur faim sans même se rendre compte qu’en fait, c’est une chance. Après avoir lu Là où naissent les nuages, je me suis demandée : « et si j’étais née dans une autre famille ? Qu’est-ce qui fait que moi, j’ai droit à tel ou tel confort ? »  

Je m’appelle Marie-Eugène et j’ai 16 ans. J’aurais pu m’appeler Narantsetseg et vivre dans la rue, j’aurais pu dormir à même le sol dans un souterrain ou manger une fois de temps en temps. Dire qu’il nous arrive de jeter nos restes tellement on est rassasié…  

Je vais à l’école. Oui, je vais à l’école et je m’en plains. L’école, c’est 7 heures par jour. 7 heures tous les jours à m’instruire, à améliorer mon anglais, à apprendre le néerlandais, faire des maths et du français, alors que quelque part, de l’autre côté du globe, une autre personne qui n’a rien demandé est en train d’apprendre à voler, à tuer, à deaeler, quelqu’un fait de son corps un objet sexuel, tout cela pour pouvoir se nourrir. Ça m’a fait penser à une phrase d’un dessin animé : Nous, on mange pour vivre ; eux, ils vivent pour manger. Je ne me vois pas attendre que les gens finissent de manger dans les restaurants pour demander leurs restes, pour moi ça a toujours été simple : une petite faim, le Mc Do du coin. Je me suis sentie vraiment nulle car moi, je ne savais pas ce qu’était la faim (à part pendant les 10 dernières minutes du cours juste avant le dîner), je ne sais pas ce que ça fait de se retrouver sans famille ou au contraire d’avoir tout le poids de sa famille sur les épaules. Les seules fois où j’ai vraiment eu à travailler, c’était pour m’acheter mon nouveau pc, pas pour survivre, c’est aux adultes de le faire, non ? Eh bien, il s’avère que ce n’est pas partout le cas.

Je m’appelle Marie-Eugène et je vis en Belgique. J’aurais très bien pu vivre dans un quartier mal famé d’un pays en voie de développement. J’aurais pu fréquenter la racaille, être cette racaille. Avoir vécu dans un quartier tout pourri avec rien au-dessus de ma tête. Pas même un toit au-dessus de moi pour protéger mes rêves. Vivre dans un monde où l’éducation est aussi rare là-bas qu’un enfant qui ne va pas à l’école ici. Mais non, je vis dans une maison, j’ai une chambre et je me plains de devoir la partager avec ma soeur.

Je trouve ça important de faire lire ce genre de livres à des jeunes de notre âge, tout simplement parce qu’on comprend la vraie valeur de la vie, avoir quelqu’un sur qui compter, quand autour de nous tout n’est plus que désespoir. On a tous besoin d’une lumière quand on se retrouve seul, errant dans la nuit noire. Je m’imagine, moi, enfant des rues, voyant une voiture se garer sur le trottoir, avec des gens qui me parlent. Je pense que je n’aurais sûrement pas voulu monter dans la voiture, avec tous ces gens qui te promettent de te faire changer de vie mais qui au final t’exploitent, je pense que je ne serais pas montée. Mais si, dans les yeux de ces personnes, je pouvais lire de la compassion, je pouvais voir dans leurs yeux l’espoir, je pense que je monterais dans cette voiture.

Ce livre a changé ma vision du monde, vraiment. Et il faudrait de plus en plus d’auteurs qui créent un personnage si proche de son public, si semblable. C’est si facile de s’identifier à Amelia car on se sent tous en compétition, si je peux dire ça comme ça, avec quelqu’un de son entourage aussi proche ou éloigné soit-il, aussi confiants ou douteux sommes-nous. Cette aventure a fait d’elle une nouvelle personne. C’est comme si, en montant dans l’avion, elle renaissait. Et qu’importe ce qu’elle a fini par apprendre à la fin, je suis sûre qu’elle ne le regrette pas car elle a appris à s’exprimer, elle s’est retrouvée dans un environnement où elle n’était pas la fille d’un riche docteur et d’une juriste, non, elle n’était rien d’autre qu’une petite blanche en surpoids et elle devait y faire face. Elle ne pouvait plus se cacher, engloutir des tonnes de chocolat, elle devait juste être elle. Elle a dû se sentir perdue bien sûr, mais je pense (encore une fois) que tu ne sais pas qui tu es jusqu’à ce que tu perdes qui tu es, comme le dit si bien Taylor Swift.

« Question adressée au Pape :

Cher Saint-Père, je veux maintenant vous poser ces questions : Il y a beaucoup d’enfants négligés par leurs parents. Il y en a aussi beaucoup qui sont devenus des victimes et beaucoup de choses terribles leur sont arrivées, comme la drogue ou la prostitution. Pourquoi est-ce que Dieu permet que ces choses arrivent, même quand ce n’est pas la faute des enfants ? Et pourquoi y a-t-il si peu de personnes pour nous aider? »

Philippines : témoignage de Jun Chura, enfant des rues sauvé par l’association ANAK.

 Ce que je me suis dit à la fin du livre, c’était qu’il est peut-être temps de se lever parce que peu importe l’âge qu’on a, on peut changer le monde.

 

Prix de l'Evolution : François Badot

Concerne le livre : No man's land

Prix de l'évolution (clique sur le lien pour visionner la vidéo)

 

Prix de la Bande-annonce : Olivier Nyst

Concerne le livre : Instinct

 

Prix du Graffiti : Romain Delait

Concerne le livre : Instinct

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix du Mystère : Victor Mazy

Concerne le livre : La bobine d'Alfred