Gagnant: - Yannis Abouatmane - Livre: L'apprenti-épouvanteur

Prix Halloween

Une ...

Epopée fantastique
Pleine d’action et de danger
Où monstres et sorcières viennent nous rencontrer
Utilisée pour nous effrayer,
Voir à la fin du livre nos yeux exorbités
Avec aux doigts, un tremblement régulier
Ne soyez pas trop secoué
Terreur et frayeur peuvent aussi amuser
Et sans aucun malaise
Une fois le livre terminé...
Riez !

Gagnant: - Stéphanie Bauduin - Livre: Entre Chiens et Loups

Prix de la métaphore

Entre chiens et loups
Chiens, Loups. Même taille, même silhouette.
Ils se ressemblent. Est-ce qu'ils s'assemblent ?
Non, Chiens et Loups ne se mêlent pas. Les Loups dominent, les Chiens obéissent.
Le monde est ainsi, c'est naturel.
La Nature a-t-elle voulu ça ?
Que les Chiens baissent la tête, que les Loups fassent la loi ? Voulu ou pas, elle n'a pas prévu que les Chiens se redressent,
qu'ils ne se contentent plus des os délaissés par les Loups,
qu'ils n'acceptent plus les mauvais traitements et les coups,
qu'ils placent des bombes et tuent Loups, Louves et Louveteaux, qu'ils volent des vies parce qu'ils n'en ont pas reçu ;
que les Loups, à leur tour, mordent les Chiens qui les ont griffés, qu'ils étouffent un par un les révoltés qui les ont défiés.
Toute cette violence, ces morts, ce désespoir tant chez les Chiens que chez les Loups, pourquoi ? Pour une différence de poil, de museau, peut-être ?
Ou pour une gigantesque erreur ?
Et pourtant, dans ce chaos, un Chien et une Louve, Callum et Sephy s'aiment. Et de leur amour va naître un bébé...
Un Chien-Loup, espoir pour les deux camps, un Chien-Loup, peut-être différent...

Gagnant: - Marion Frérès - Livre: Entre Chiens et Loups

Prix du pop up

 

 

 

 

Gagnant: - Dan Castro - Livre: L'apprenti-épouvanteur

Prix du graphisme

 

 

Gagnant: - Alice De Pryck - Livre: Chante, Luna

Prix du parolier

Chante, Luna

Chante pour OUBLIER la différence qu’on n’a pu accepter
Chante pour RECONFORTER
Chante pour SOULAGER les cœurs de tous ces drames et de toutes ces images.
Chante pour REDONNER espoir et courage à ceux qui ont besoin d’amour et de tendresse, à ceux qui croient que tout est fini et qu’il n’y a plus rien à faire
Chante pour AIMER la vie telle qu’elle est
Chante pour SAUVER ta vie et celle des autres
Chante pour VIVRE dans ce monde où rien n’est donné et où les plus PUISSANTS écrasent les plus faibles
MAIS SURTOUT CHANTE POUR TE SOUVENIR
que la différence entre les êtres humains est une qualité propre à chacun, que tous les « BONS » ne sont pas d’un côté et les « MAUVAIS » de l’autre
Souviens toi encore des moments de joie, d’amour, de bonheur mais aussi de colère, de haine, de souffrance que tu as vécus et SURMONTES durant toutes ces années

Gagnant: - Laura Masci - Livre: Chante, Luna

Prix de la mélodie

Chante, Luna
Un livre pour vous
Un livre pour moi
Tellement bien écrit et ficelé
Qu’on en est par la lecture ému et troublé
Ode à la vie
Ode à l’espoir
Luna par mille fois se sortira du noir
Sous la menace hitlérienne
Considérée comme une chienne
Luna a de la rage dans les veines…
De l’amour dans le cœur
Et du cristal dans la voix
Mais le bonheur…
Luna, qui verra mourir les siens
Chérie de Dieu, tracera son chemin
Rescapée de la mort, cueille sa vie
Et toute l’existence dictée par une seule loi
Chante, Luna !

Gagnant: - Elodie Ory - Livre: L'apprenti-épouvanteur

Prix de la posologie et coup de coeur du jury

 

Gagnant: - Julie Polomé - Livre: Entre Chiens et Loups

Je monte dans ma chambre, je me glisse dans mon lit et je m'endors. Je rêve...
Je me retrouve sur la plage où se trouvent deux adolescents, une fille à la peau noire, Stephy, et un garçon à la peau blanche, Callum...
Je monte à bord d'un bateau et j'arrive dans le futur. Lynette, la soeur de Callum, donne fin à ses jours.
En larmes, je monte dans une voiture et le temps passe... si vite. Déjà, je vois le visage de Callum apprenant la mort de son père.
Vite, je cours dans la rue et enfourche un vélo.
Et déjà, je suis à la fin de l'histoire, un corps pend au bout
d'une corde et un enfant crie... Une petite fille métis, la plus
belle de toutes les petites filles.
Je me réveille.
Heureusement que ce n'est pas comme ça sur terre...
mais sommes nous vraiment si loin de la vérité ?

Gagnant: - Amélie Tetuan - Livre: Murkmere

Plume d'honneur

Je suis arrivée ici
Pour être ta demoiselle de compagnie
Au début tu ma rejetée
Puis tu as commencé à m’accepter.

Tu m’as livré quelques uns de tes secrets
Notamment celui de ta mère,
Qui t’a été révélé
Lors de ton seizième anniversaire.

Tout comme toi,
C’était une Avia
Par la suite tu as cherché
A connaître la vérité.

Tu t’es finalement transformée
En ce magnifique oiseau blanc,
Un majestueux cygne,
Et tu t’es envolée
Vers ce que tu croyais liberté.

Mais ta personnalité
Ainsi que tes traits
Restèrent à jamais
Ancrés au fond de ma pensée.

Je m’arrêterais là,

J’ai essayé de me mettre
A la place d’Aggie
Mais ça serait de la pure magie
Que j’arrive à comprendre,
Et plus encore à ressentir
Ce qu’elle et Leah ont vécu.
Car qui peut ressentir leurs émotions
Mis à part celui qui les a déjà éprouvées ?

Gagnant: - Aurélie Dereumaux - Livre: Le combat d'hiver

A couper le souffle

Ce jour-là, notre concert ne s’est pas bien terminé.

J’étais sur le point de chanter les dernières paroles quand soudain, il y a eu un mouvement de panique. Tout le monde a commencé à courir dans tous les sens. Dans la cohue, quelqu’un a crié d’une voix apeurée : « Ils sont là, ils sont là... La Phalange nous a retrouvés ! » Puis tout s’est passé rapidement.

Une dizaine de personnes habillées en noir sont entrées.

Des hurlements, le fracas du piano de Dora qui explose... tout se mélangeait dans ma tête. On nous a demandé de sortir de la salle.

C’est dehors que j’ai aperçu Gus Van Vlyck. Il m’avait sauvé. Il avait sûrement tout fait pour qu’on me laisse libre. J’eus à peine le temps le lui glisser un petit « merci » que l’on me poussa vers la rue et on m’ordonna de disparaître.

Oh non, je venais de repenser à ma pauvre Milena.

Dans la panique, je l’avais oubliée dans son berceau.

Cette erreur, je ne pourrais jamais me la pardonner.

Je courus en direction de la montagne. C’était la meilleure issue pour disparaître.

Je n’étais pas seule, quelques personnes qui avaient assisté au concert me suivaient. Cela me réconforta un peu.

Plusieurs jours se sont écoulés depuis ma fuite. Au début de ce périple, nous étions six. Mais au fur et à mesure que le temps passait, je me retrouvais de plus en plus seule.

Deux personnes sont mortes de froid. Et mes trois autres compagnons de malheur se sont séparés chacun à leur tour du groupe pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent, et ils ne sont jamais revenus.

Depuis, j’erre dans la neige et le froid. Par chance, j’ai trouvé un refuge abandonné et m’y suis abritée. Je suis entrée, et tout de suite après, je me suis assoupie. J’ai dû dormir deux bonnes heures. Un bruit provenant de dehors a fini par me réveiller. C’était le bruit de pas dans la neige accompagnés de... grognements.

Après un court instant, la porte du refuge s’est ouverte à la volée.

Là, deux énormes monstres se sont hissés à l’intérieur de la pièce.

Dans la pénombre, les deux formes s’approchèrent de moi jusqu’à ce que je puisse voir leurs visages. Ceux-ci s’allongeaient démesurément, semblables au museau d’un chien, mais le reste du corps était humain. Je fis un bond en arrière de frayeur. Mais le mur en bois qui se trouvait derrière moi m’empêcha d’aller plus loin. Un homme entra à son tour dans la pièce.

Il me regarda d’un air mauvais et il et prononça ces mots, sans aucune émotion : « Vous êtes bien Eva-Maria Bach ? » Il ne prit même pas la peine d’attendre la réponse qu’il ajouta en criant : « Auguste, attaque ! »

C’est à ce moment précis que je compris que tout était fini. J’attendis sans résister la morsure mortelle qui allait m’être infligée.

Fin

Gagnant: - Salomé Aka - Livre: Murkmere

Envol poétique

Une maison, une prison
Tu es un oiseau auquel on a volé ses ailes
Alors que tu ne demandes qu'à voler vers le ciel
Tes ailes dans le ciel, le ciel dans tes ailes
L'amitié t'aidera à retrouver tes ailes volées, ta liberté séquestrée
Et pour la première fois tu t'envoleras dans le ciel
Loin de cette maison, loin de cette prison

Gagnant: - Laure Kempenaers - Livre: Murkmere

La quatrième de couverture

Si vous voulez vous évader dans le monde et l'époque des "Il était une fois, si vous voulez mener l'enquête aux côtés d'une simple dame de compagnie, nommée Agnès Cotter pour découvrir le secret que recèle un château maudit et si le monde des mystères et des superstitions vous donne de délicieux frissons ; n'hésitez pas, embarquez pour MURKMERE !

Bienvenue au château. Vous y croiserez un valet-espion, un vieux maître du domaine, trop souvent malade, une jeune fille naïve qui ne pourrait faire confiance à personne et sa dame de compagnie bien décidée à résoudre les énigmes.

Un récit rythmé par les moments de suspense et sur lequel planent des oiseaux de mauvais augure. A lire !

Gagnant: - Camille Vryman - Livre: Le combat d'hiver

Les mots en colère

Du jour au lendemain on comprend notre existence...
Pourquoi nous ? Pourquoi eux ?
On trouve nos dons pour combattre, pour s'en sortir dans ce monde de brutes...
On nous oblige à combattre et à tuer alors qu'on ne sait rien de cette "guerre"...
On nous humilie, on nous persécute !!!

POURQUOI EUX ? POURQUOI NOUS ?

Gagnant: - Juliette Pirard - Livre: Le combat d'hiver

Ode à l'écriture

Une amitié les lie Et devient imbrisable.
Un amour fou les unit Et les rend inséparables.
Leur passé, ils l'ont découvert Et leurs yeux se sont ouverts.
Et moi, je ne peux m'empêcher de continuer,
De tourner les pages
Avec une seule envie : ne pas m'arrêter.
Parfois une larme, Parfois un rire.
Alors ne pouvant m'en séparer, Je lis Je lis...

 

Gagnant: - Chloé Pottiez - Livre: 11h47

Le tourbillon de la vie

11h47, Bus 9 pour Jérusalem est un magnifique trou noir où le temps s'arrête à 11h47, où les destins se croisent et se confondent. A 11h47 tous les héros réalisent qu'ils sont humains. Tous sont déracinés, en quête de leur identité, à la recherche de leur histoire. Et leur histoire est à l'image de la nôtre, à l'image de l'Histoire avec un grand H. Nous cherchons tous qui que nous soyons, où que nous vivions les réponses à des questions qui n'en ont pas. Et au fil de son écriture, l'auteur nous montre que ce sont ces questions qui font de nous les êtres que nous sommes. Et au delà de la simple histoire, elle nous montre que certaines réponses peuvent être inattendues et instructives. Quand l'histoire de vie croise l'Histoire des vies, cela donne 11h47, Bus 9 pour Jérusalem. Jérusalem, lieu où deux peuples s'affrontent, mais Jérusalem, la Terre Sainte... Quand mes mots se perdent...

(Texte présenté d'une façon tout à fait originale : écriture en spirale)

Gagnant: - Sarah Bousquet - Livre: Lune Indienne

Synopsis

Un garçon. Un ado. Il est allemand. Il a 15 ans. Il va devoir partir. Une nation. Un pays. Les Indiens. L'Amérique. Une culture différente . Des coutumes. Des croyances.

Elle va l'accueillir. Une rencontre. Ils ne sont pas faits pour s'entendre mais avec temps et patience, ils vont se découvrir l'un l'autre... et s'apprécier.

Cette histoire, c'est cette rencontre. C'est le départ d'Olivier de Berlin. C'est l'arrivée d'Olivier dans la réserve indienne où il doit s'installer avec sa mère car c'est là que vit son nouveau beau-père.

C'est la transformation d'un jeune ado de la ville en un véritable indien.

Ce sont des points de vue différents.

mais c'est surtout une découverte, pour Oliveir comme pour le lecteur de cette culture mal connue ou inconnue de cette grande famille indienne.

Une culture où les anciens imposent le respect, une culture où les esprits tiennent une place importante. Une culture pour laquelle le rire est une arme. Une culture où il faut se battre chaque jour pour survivre mais où l'effort est récompensé comme va l'apprendre Olivier.

Gagnant: - Salomé Aka - Livre: 11h47

Le battement des mots

Un bus,

Une bombe,

Une route,

Un kibboutz,

Plusieurs passés.

Une fois ces ingrédients mélangés

Pour masquer la vérité,

Semblable à un puzzle inachevé.

Afin de révéler la vérité,

Il aura fallu la bombe éclater

Et ainsi le puzzle reconstiter.

Gagnant: - Elisabeth Mukendi - Livre: Uglies

La liberté

Dans un monde sans différence, la beauté n'existe pas.

Dans un monde où tout est différent, la vraie beauté existe, chacun l'est à sa manière.

Ce sont les différences qui rendent ce monde intéressant.

Pourquoi se disputer pour une couleur, une religion, une préférence alors qu'au fond nous sommes tous pareils : des êtres humains qui devraient être libres d'exprimer leur choix, ce qu'ils ressentent, sans pour autant être mal vus ou encore maltraités.

La beauté n'est pas physique, la beauté est liberté, amour et paix.

La beauté est une préférence comme les goûts et les couleurs :ça ne se discute pas.On ne devrait pas dire de quelqu'un qu'il n'est pas beau parce qu'il est différent.

On devrait apprendre à le connaître.

Gagnant: - Inès Mahaux - Livre: Lune Indienne

La découverte

"LUNE INDIENNE" ce titre enjôleur, captivant qui me nargue sur l'étagère. Tiens, un nouveau livre ! Jamais entendu parler mais il finit quand même dans ma chambre. Partir, un verbe au parfum d'aventure, d'excitation... Tout adolescent en saliverait...s'il était question de vacances.

"LUNE INDIENNE" c'est l'histoire normale d'un jeune adolescent comme vous et moi mais que la venue d'un petit événement va chambouler...

Partir vivre chez les indiens ?C'est un cauchemar, j'espère ! Mais Olivier quitte tout, ses amis, sa vie et se jure de revenir en Allemagne à ses 18 ans. Arrivé là-bas, le jeune homme apprend une autre culture, une autre civilisation, à vivre avec des personnes toutes autres et va partager des émotions si fortes que je crois que pour finir, sa promesse de revenir dans son pays sera peut être trahie...

Ce livre m'a beaucoup plu,aussi bien par les personnagesque par le texte magnifique.

On découvre que les "indiens" ne sont plus ces hommes farouches comme dans les westerns qui attachent leurs victimes au poteau de torture, non, c'est une tout autre civilisation qu'incarne le peuple Lakota, des hommes que les gens rejettent avec peur et mépris, des gens comme nous, qui ont leurs coutumes, leur amour et parfois pour certains, un caractère bien trempé...

Gagnant: - Laetitia Dereumaux - Livre: Lune Indienne

La critique littéraire

"Lune indienne" est un livre qui nous permet de nous rendre compte de la dure réalité des personnes qui, envers et contre tout, tentent de faire vivre leurs traditions. Dans un monde comme le nôtre, où toutes les sociétés se ressemblent, il faut du courage à ces Indiens pour continuer à espérer une vie meilleure.

Luttant contre l'idiotie des gens et des préjugés, mais surtout contre le gouvernement, ils s'acharnent à trouver des solutions. Et lorsqu'elles s'écroulent, ils se relèvent et recommencent.

Mais ce livre nous raconte aussi l'histoire d'un adolescent qui, en plus de voir un nouveau père arriver dans sa vie, est arraché à son monde et plongé dans un univers complètement différent.

Partageant avec lui ses pensées les plus intimes, nous subissons la même métamorphose que lui.

D'abord rejeté pour sa différence, et n'ayant pas la volonté de s'intégrer, il va peu à peu être conquis par les paysages et les gens extraordinaires, et va prouver, en luttant à leurs côtés, qu'il ne faut pas nécessairement être indien pour se rebeller contre l'injustice.

A travers son voyage iniatique, nous pénétrons progressivement dans cette culture et notre vision des choses évolue.

...fin...

Prix de la Liberté : Lisa Camara-Tassin

Concerne le livre : Oublie les mille et une nuits

 

Prix de la Plume : Léa Husson

Concerne le livre : La Parole de Fergus

Vendredi 01h20

Je me tournais et me retournais dans mon lit. Pivotant la tête pour examiner la petite horloge que j’avais achetée en Italie il y a deux ans de cela, je m’aperçus qu’il était déjà une heure du matin passée de vingt minutes. Youppie. J’allais encore passer une nuit blanche. Tant qu’à faire, autant l’occuper intelligemment… Le livre que ma mère était allée chercher à la bibliothèque pour le concours Ado-Lisant (haha le jeu de mot) était toujours sur mon bureau et j’avais l’impression qu’il me fixait d’un air narquois. Quatre jours qu’il était là j’avais toujours trouvé mieux à faire que de l’ouvrir. C’était le dernier qu’il me restait à découvrir mais le titre et la couverture ne m’attiraient pas vraiment. Pire, ils me rebutaient. La parole de Fergus. Qu’y a-t-il de passionnant dans ce titre ? Et la couverture, ce n’était pas mieux. Un dessin griffonné en blanc sur une photo brune et verte. Intéressant n’est-ce pas ? Non. Je n’avais réellement pas envie de le lire. Me roulant en boule sous la montagne de couverture que j’avais érigée par cet hiver glacial pour me protéger du froid, je tentai en vain de m’endormir. Soudain, un bruit. Le cœur battant plus vite qu’à l’accoutumée, je relevai la tête pour m’apercevoir que l’ouvrage que je n’avais pas encore ouvert était tombé par terre. Au lieu de m’inquiéter de ce phénomène que je jugeai surnaturel – oui je l’avoue, je suis très superstitieuse – je pris cette chute comme un défi. Eh le livre, alors comme ça tu crois que je ne suis pas capable de te lire ? J’en ai lu des plus compliqués et des plus longs que toi, ce n’est pas un bouquin de deux cent pages qui va m’effrayer ! Je sais, c’est débile de parler à un livre, même mentalement, mais je ne pus pas m’en empêcher. Je me levai en essayant de faire craquer le moins possible les lattes du plancher et ramassai ce fameux livre. En retournant m’installer confortablement dans mon lit bien chaud, je l’ouvris. Et j’avais ne pas avoir été déçue.

Vendredi 02h50

L’habit ne fait pas le moine. Il ne faut pas juger un livre à sa couverture (hum)… Toutes les fois où l’on m’a gavé de ces proverbes tous plus sages les uns que les autres ! Et encore une fois je me fais avoir. Ah mamy, j’aurais dû t’écouter au lieu d’envoyer tous ces sms ! La parole de Fergus. Moi qui croyais avoir affaire à un ouvrage désespérant de nullité, et je pèse mes mots, me voilà bien obligée de reconnaître que j’avais tort ! Je mentirais si je vous disais ne pas avoir versé une petite larme à un passage ou l’autre particulièrement émouvant. Je ne vous dirai pas ne pas avoir frissonné, ri ou espérer en même temps que le héros. Pas plus que je ne vous avouerai pas avoir murmuré quelques fois « Allez, vas-y ! » au même personnage. Je ne vais pas me la jouer bonimenteur en vous répétant continuellement que ce livre est génial, qu’il va changer votre vie etc. (mais je n’ai pas dit que ce n’était pas le cas !). Je solliciterai juste de vous de me croire quand je dis que ce livre mérite VRAIMENT la peine d’être lu.

C’était mon coup de coeur et j’espère bien vous l’avoir exprimé !

A bon entendeur, salut.

Alea jacta est.

Prix de l'Envolée : Elisabeth Mukendi

Concerne le livre : Oublie les mille et une nuits

Mon aimée,

Toi qui veux vivre de jours ensoleillés

Toi qui la nuit vis dans tes peurs

Toi qui te nourris de l’espoir que ta vie t’appartienne

Nous ferons de tes rêves des réalités

Sur ton visage se dessinera un sourire sans gêne

Et nous respirerons de l’ivresse de notre amour.

Ma douce,

Toi qui aspires à une vie parfaite

Toi qui apprendras de tes erreurs

Toi qui penseras tomber en miettes

Nous parviendrons à te relever

Le cœur plein de rancœurs

Et nous en ressortirons plus fort.

Mon ange,

Toi qui apprendras à faire confiance

Toi qui aimeras et seras aimée

Toi qui n’auras plus d’espérances

Nous tournerons la page sur le passé

Avec encore beaucoup d’impudence

Et nous volerons vers notre jeunesse encore proche.

Prix de l'Unité : Ségolène Bauduin

Concerne le livre : Mes deux Allemagne

Elle ne se sentait plus à sa place, elle avait oublié qui elle était. Laura déambulait dans les rues de Wavre, dans l’espoir de trouver un témoin, un objet qui lui dirait : « Pourquoi te fais-tu du souci ? Ce n’était qu’une blague cette limite ! » Mais elle savait que jamais ce miracle ne se produirait. La frontière Bruxelles-Halle-Vilvoorde était bel et bien là, la Belgique n’existait plus. Et la petite fille qu’elle était non plus.

Laura s’assit sur un banc et déplia la carte de l’Europe qu’elle avait trouvée dans un quotidien le lendemain de la séparation. Celle-ci représentait la Wallonie et la Flandre comme deux pays indépendants, deux taches oubliées et perdues au milieu des autres nations.

La fillette sentait que, autour d’elle, la ville commençait à s’éveiller doucement. Ce dimanche matin était radieux, mais le cœur de nombreux ex-belges restait dans la pénombre.

Laura finit par se lever du banc et continua d’errer dans la ville. Ce n’est qu’après quelque temps qu’elle se rendit compte que, tout à fais inconsciemment, elle avait marché dans la direction de la rue T. Hazard. C’était dans cette rue qu’avait habité Manon, la meilleure copine de Laura. Comme bon nombre de belges, sa famille avait déménagée quand elle avait appris que la Belgique deviendrait deux, il y a de cela tout juste un mois.

Laura évita cette rue qu’elle considérait comme triste sans Manon et rentra chez elle. Elle devait absolument faire sa valise pour la semaine, qu’elle passait toujours chez son père. Ses parents ont une origine différente : sa maman a toujours vécu à Wavre et son papa est né à Anvers. Lors de la mise en place de la frontière de Flandre et de Wallonie, son père à perdu son travail et n’a été accepté dans aucune entreprise francophone. Il a donc dû déménager et aller vivre dans sa région d’enfance pour décrocher un emploi.

Ainsi, après un week-end chez sa mère en Wallonie, Laura retournait en Flandre auprès de son papa. Elle termina de fourrer sa pile de vêtements dans sa valise quand elle se rendit compte qu’elle avait oublié quelque chose ; elle prit et mit, dans une poche secrète de son sac de voyage, la carte de la Belgique. La vraie Belgique, l’ancienne, la belle, l’authentique. Car, entre son papa flamand et sa maman francophone, entre son identité oubliée, ignorée même, elle restait avant tout belge…

Une trentaine d’années auparavant, Lilly, jeune allemande, se questionnait sur son avenir. Sa maman venait de mourir. Qu’allait-elle devenir sans un soutien familial autour d’elle ? La petite fille était seule derrière le rideau de fer. Son espoir se situait derrière cette frontière : la famille de sa tante y habitait. Arriverait-elle à passer le mur de manière inaperçue ? Car, même malgré sa conviction que toute personne humaine comprendrait, elle savait que l’autre Allemagne lui restait interdite…

Laura was op weg naar haar school, in Vlaanderen. Maar net zoals in Wallonië voelde ze zich niet op haar plaats.

Op school werd ze hartelijk ontvangen. Daar was een reden voor : ze had een pak brieven uit te delen aan de kinderen van haar klas. Die brieven kwammen allen uit Wallonië, van de familie of kennissen van de leerlingen. De meesten van hen had nieuws van die personen enkel dankzij de brieven dat Laura meekreeg van die Walloniërs. De kinderen waren natuurlijk heel blij als ze het meisje zag aankomen met een pak enveloppen. Maar natturlijk is het niet zoals vroeger. Vroeger, toen iedereen zo naar de andere helft van het land kon gaan om vrienden te gaan bezoeken. Nu mag dat niet meer, tenzij je een speciaal doorlaatpasje hebt net als Laura. Maar die krijg je enkel op speciale voorwaarden. Nu is niets meer zoals vroeger. Vroeger bestaat niet meer. België bestaat niet meer. En de belgen ook niet…

Ce qui pourrait se passer demain avec la Belgique et ce qui s’est passé avec l’Allemagne dans le passé ne sera certainement pas la situation que nous connaîtront en cas de séparation. La situation ne serait pas aussi extrême. Néanmoins, établir une petite comparaison ne peut pas faire de tort pour nous faire réfléchir. Elle nous permettrait de nous rendre compte que notre avenir ne serait pas meilleur en cas de séparation, certainement pas. Et puis ce mur, quand on y pense, ce n’est qu’un mur d’idées ! Et nos idées, elles devraient créer de nouveaux chemins, pas des frontières. Il est triste que les politiciens belges ne savent que se disputer. Il est triste que l’on considère les différences de langues comme un obstacle et non comme une richesse. Il est triste de savoir que l’Allemagne a évolué en détruisant son mur et que la Belgique aimerait se scinder pour évoluer.

Et au fond de notre cœur, nous serions tous tristes en cas de séparation. Tous.

Prix du Clair-Obscur : Charlotte Sermeus

Concerne le livre : L'étrange vie de Nobody Owens

 

Prix du Flot des Mots : Caroline Thiry

Concerne le livre : De l'autre côté de l'île

 

Prix du Happy End : Pauline Bouquieaux

Concerne le livre : Mes deux Allemagne

 

Prix du Scrapbooking : Pauline Boulanger

Concerne le livre : Brèves rencontres avec ma mère

 

Prix de la Nostalgie : Salomé Aka

Concerne le livre : Seul sur la mer immense

Australie, Terre de tous mes amis, Terre des mes ennemis, Sous les étoiles de minuit Je t’ai aimée et détestée, Tu m’as tout donné Tu m’as tout repris Alors je suis parti Là où la guerre éclate, Là où les vies s’achèvent. Sans espoir, je contemple un lendemain Avec pour seule compagnie Le Dit d’un Vieux Marin. Je suis seul, Seul sur la mer immense. De mon oeil d’homme fatigué Je contemple mon passé. Suis-je à nouveau seul, Seul sur la mer immense ?

Prix du Post-it : Anne Gaspard

Concerne le livre : Ne t'inquiète pas pour moi

Et si les plus petites phrases faisaient les plus grandes conversations…

Prix Horizons lointains : Elisabeth Mukendi

Concerne le livre : Seul sur la mer immense

Un passé, un présent. L’un finit toujours par rattraper l’autre. Et toi, tu ne sais plus. Peut-être qu’un jour, tu te retrouveras. La mer, elle, jamais ne te laissera tomber. Jamais ne t’abandonnera. C’est l’endroit dans lequel tu te sens bien, dans lequel tu te sens en sécurité et moins seule. C’est plus qu’un simple voyage, c’est un voyage à travers le temps, un voyage qui va éclaircir le souvenir lointain, caché dans une partie de mémoire, et qui, maintenant, est semblable à un rêve. Et pour ça, tu te retrouves seule, seule sur la mer immense.

Prix du Choc : Cindy Bertrand

Concerne le livre : Liberté, égalité, chocolat

 

Prix du Portrait : Charlotte Barrois

Concerne le livre : Genesis Alpha

 

Prix en Vogue : Charlotte Sermeus

Concerne le livre : Seul sur la mer immense

 

 

Prix de l'Aquarelle Apocalyptique : Maxime LECOURT

Concerne le livre : Bleu Toxic

 

Prix du Fil de la Vie : Carol-Anne CHAPHEAU et Morgane DOLLET

Concerne le livre : Le ciel est partout

 

Prix Coup de Pouce : Célia CHANTRAINE

Concerne le livre : Peindre le vent

 

Prix de la Mise en Scène : Pauline BOUQUIEAUX

Concerne le livre : Peindre le vent

 

Prix de la Plume : Marie-des-Neiges STINGLHAMBER

Concerne le livre : Vango T.1: Entre ciel et terre

 

Prix Coup de Poing : Léa KARAM

Concerne le livre : Je m'appelle America

Etat d'esprit

Les couleurs perdent leur intensité.

Les mots me traversent mais ne m'atteignent pas.

La réalité s'efface autour de moi.

Ou bien est-ce moi qui ne suis plus que l'ombre de mon fantôme ?

(…)

Seule. Terriblement seule.

(…)

La vie ne semble plus être que néant et ténèbres, dénuée de tous sentiments.

L'amour et l'amitié ont disparu, ne laissant plus que la place à la colère, sourde, qui veille au fond de mes entrailles.

Elle gronde, glacée et implacable.

Elle crie vengeance.

(…)

La haine est désormais mienne.

Elle m'envahit, se fond dans mes courbes, se confond dans mon être.

Sombre, destructrice.

Elle crie au sang.

(…)

Blessée, meurtrie, l'âme en morceaux,

La rancœur me consume,

La douleur me ronge.

Un désir interdit, violent et assassin, déferle dans mon esprit.

Abolissant toute trace d'humanité.

La rage me submerge, se déchaîne, froide et meurtrière.

Chante un hymne à la mort.

Elle crie…

Prix de la Lecture Complice : Justine NEY

Concerne le livre : Vango T.1: Entre ciel et terre

Vérité, la première chose que je cherche à travers les pages d'un livre. J'attends ce moment infime, cette cassure, où la pensée de l'auteur s'engouffre directement dans l'esprit du lecteur, et lui insuffle ce souffle de liberté formidable qui anime la lecture. J'ai trouvé dès les premières pages la faille dans « Vango ».

Le premier chapitre n'était pas encore terminé que j'étais déjà ailleurs, dans cette autre réalité, pur produit de l'imagination de l'auteur, fausse à vos yeux, mais vraie pour moi durant les quelques heures qu'ont durées ma lecture.

Attachement, lien indispensable qui nous ancre dans le roman à travers un ou plusieurs de ses personnages. Les meilleurs livres sont ceux qui réussissent à nous enlacer mille et une fois, par le biais du héros ou du loser, du commissaire sûr de lui ou du pirate repenti, de la Mademoiselle mystérieuse à l'amoureuse passionnée,...

Des fils, des fils, des fils, une trame magnifique de laquelle nous avons l'impression de faire partie, ombres invisibles qui suivons, survolons parfois en accéléré, la vie de ces gens qui nous plaisent, tout au moins nous intriguent, mais toujours nous entraînent plus loin dans le roman.

Naissance, d'une complicité entre l'auteur et le lecteur. C'est là que réside une partie de la magie des séries de livres. Le premier tome fini, l'imagination, faute de support où se poser, s'envole de plus en plus loin, libre de la contrainte des mots, attendant toutefois avec impatience que le tome suivant soit enfin publié. D'où viens-tu Vango ? Que va-t-il advenir de toi et d'Ethel ? Pourquoi ces assassins en veulent-ils à ta vie ? Autant de questions auxquelles je pourrai répondre. Mais ton histoire ne m'appartient pas, alors il faudra bien attendre...

Graver, les images qui défilent dans la tête au fur et à mesure que les yeux glissent sur la page. Certains livres comme « Vango » ont ce don de nous emmener ailleurs le temps d'une lecture. Après celle-ci, des scènes du livre nous apparaissent comme des souvenirs. Comme si nous étions revenus d'un long voyage, la tête remplie de photos vives et hautes en couleurs, qui défilent à toute vitesse comme pour former un film.

Qui peut douter en écoutant les témoignages de lecteurs passionnés, que la lecture est un pur plaisir ?

Originalité, le combat de chaque livre. Triompher entre six bouquins est en soi une victoire, mais tellement infime comparée aux milliers de livres d'entre lesquels il faut ressortir.

Comment trouver la perle rare parmi toutes les billes ? En cherchant, en faisant des découvertes... Parfois de bonnes, parfois de mauvaises, mais est-ce que tout cela n'en vaut pas la peine au final ?

Quand je tourne la dernière page d'un livre comme « Vango », que je repose le premier pied sur terre après ma longue traversée, je ne peux pas m'empêcher de penser que oui. Et vous savez ce que je fais dans ces cas-là ? Je retourne fouiller à la bibliothèque...

Prix de la Sagesse : Anne GASPARD

Concerne le livre : Le ciel est partout

Il ne suffit pas de tourner la page, parfois il faut non pas oublier mais apprendre à vivre avec. On vit trop souvent avec un pied dans le présent, un dans le futur, la tête tournée vers le passé…